Foreign-Born Argentine Soldiers: Extension of Citizenship Status and Military Professionalization in Argentina (1995-2015)

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Fecha
07/2017
Editorial
Geneva School of Governance
Revista
Res Militaris
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ISSN
2265-6294
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Idioma
Inglés
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Resumen
What was the percentage of naturalized immigrants among Argentine volunteer Army soldiers between 1995 and 2015 ? What are their national origins? How did the present state of affairs come about ? What are the modalities and issues involved in their participation in military service ? These are some of the questions this article attempts to answer in exploring the quantitative and qualitative incidence of those issues in the process of military professionalization in Argentina. In 1995, the country suspended conscription and moved to an all-volunteer military force, setting new requirements for the recruitment of soldiers. Research has so far focused basically on the opening of the armed forces to women, rather than on the impact of volunteering on the foreign-born population that, by age 24 (maximum recruitment age), had acquired Argentine citizenship. The present article is meant to fill this gap. The replacement of the lottery-based selection of recruits by a voluntary enlistment system effectively enabled naturalized citizens to serve in the armed forces. Though in comparison with other countries (US, Spain, Britain, France) the numbers involved are very small, this effective, not just nominal, move can be seen as evidence of both a more flexible relationship between the armed forces, the State and the nation at this stage of military professionalization, and a decline (as witnessed in recruitment advertising campaigns) of patriotism as a frame of reference in the Argentine military.
Quel a été le pourcentage d'immigrés naturalisés dans la composition de l'armée de Terre professionnelle en Argentine entre 1995 et 2015 ? Quelles sont leurs origines nationales ? Comment s'est mise en place la situation qui prévaut aujourd'hui ? Selon quelles modalités les naturalisés sont-ils intégrés, et quels problèmes leur présence sous les drapeaux soulève-t-elle ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles le présent article tente de répondre en explorant l'incidence quantitative et qualitative de cette intégration dans le processus de professionnalisation. En 1995, la loi a suspendu la conscription et instauré une armée intégralement professionnelle, donc de nouvelles normes de recrutement. La recherche s'est jusqu'ici plus volontiers centrée sur l'ouverture des armées aux femmes que sur l'impact du volontariat de jeunes de moins de 24 ans (âge-limite de recrutement) nés à l'étranger et ayant acquis la nationalité argentine. L'article entend combler cette lacune. Si les comparaisons avec d'autres pays (États-Unis, Espagne, Royaume-Uni, France) en situent les flux à des niveaux très bas, la substitution au tirage au sort des appelés d'un recrutement d'engagés volontaires permet désormais à ces jeunes naturalisés de servir dans les armées. Cette évolution, qui n'a rien de purement théorique, peut être vue comme le signe d'un rapport plus souple entre armées, État et nation à ce stade de la professionnalisation militaire, et d'un déclin du patriotisme (que manifestent bien les campagnes de publicité aux fins de recrutement) comme valeur de référence au sein des armées argentines.
Quel a été le pourcentage d'immigrés naturalisés dans la composition de l'armée de Terre professionnelle en Argentine entre 1995 et 2015 ? Quelles sont leurs origines nationales ? Comment s'est mise en place la situation qui prévaut aujourd'hui ? Selon quelles modalités les naturalisés sont-ils intégrés, et quels problèmes leur présence sous les drapeaux soulève-t-elle ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles le présent article tente de répondre en explorant l'incidence quantitative et qualitative de cette intégration dans le processus de professionnalisation. En 1995, la loi a suspendu la conscription et instauré une armée intégralement professionnelle, donc de nouvelles normes de recrutement. La recherche s'est jusqu'ici plus volontiers centrée sur l'ouverture des armées aux femmes que sur l'impact du volontariat de jeunes de moins de 24 ans (âge-limite de recrutement) nés à l'étranger et ayant acquis la nationalité argentine. L'article entend combler cette lacune. Si les comparaisons avec d'autres pays (États-Unis, Espagne, Royaume-Uni, France) en situent les flux à des niveaux très bas, la substitution au tirage au sort des appelés d'un recrutement d'engagés volontaires permet désormais à ces jeunes naturalisés de servir dans les armées. Cette évolution, qui n'a rien de purement théorique, peut être vue comme le signe d'un rapport plus souple entre armées, État et nation à ce stade de la professionnalisation militaire, et d'un déclin du patriotisme (que manifestent bien les campagnes de publicité aux fins de recrutement) comme valeur de référence au sein des armées argentines.
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