El mito de Tucumán Arde

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Fecha
06/2014
Editorial
École des Hautes Études en Sciences Sociales
Revista
Artelogie
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ISSN
2115-6395
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Idioma
Español
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Resumen
Indago sobre la profusa y llamativa recuperación que la realización colectiva Tucumán Arde (Argentina, 1968) ha tenido en las últimas décadas tanto en el mundo académico como en el ámbito curatorial. Inscripto en los argumentos más heterogéneos, el ingreso de Tucumán Arde al canon se inscribe en un doble proceso de legitimación: aparece como episodio fundante del llamado “conceptualismo ideológico” y como “madre” de las aspiraciones de articular arte y política posteriores en Argentina y en la escena internacional. A partir de dos nociones (la de deshabituación, acuñada en 1968 por el artista argentino Ricardo Carreira, y la de remontar la historia, propuesta recientemente por el teórico francés Georges Didi-Huberman), interrogo la posibilidad de confrontar este proceso de fuerte mitificación y de recuperar hoy un resto crítico de aquella experiencia.
Je me penche dans cet article sur l’abondante et significative récupération que la réalisation collective Tucumán Arde (Argentine, 1968) a connue au cours des dernières décennies dans le monde académique comme dans celui des commissaires d’expositions. Mobilisée dans des contextes argumentifs fort hétérogènes, l’entrée de Tucumán Arde dans le « récit canonique » s’inscrit dans un double processus de légitimation : il apparaît comme un épisode fondateur de ce que l’on appelle l’« art conceptuel idéologique » et comme la référence pour toutes les tentatives ultérieures d’articuler art et politique en Argentine et sur la scène internationale. À partir de deux notions : celle de « dépaysement » (consacrée en 1968 par l’artiste argentin Ricardo Carreira) et celle de « montage de l’histoire » (proposée récemment par le théoicien français Georges Didi-Huberman), j’interroge la possibilité de confronter ce processus de « mythification » avec la possibilité de récupérer, aujourd’hui, la dimension critique de cette expérience.
Je me penche dans cet article sur l’abondante et significative récupération que la réalisation collective Tucumán Arde (Argentine, 1968) a connue au cours des dernières décennies dans le monde académique comme dans celui des commissaires d’expositions. Mobilisée dans des contextes argumentifs fort hétérogènes, l’entrée de Tucumán Arde dans le « récit canonique » s’inscrit dans un double processus de légitimation : il apparaît comme un épisode fondateur de ce que l’on appelle l’« art conceptuel idéologique » et comme la référence pour toutes les tentatives ultérieures d’articuler art et politique en Argentine et sur la scène internationale. À partir de deux notions : celle de « dépaysement » (consacrée en 1968 par l’artiste argentin Ricardo Carreira) et celle de « montage de l’histoire » (proposée récemment par le théoicien français Georges Didi-Huberman), j’interroge la possibilité de confronter ce processus de « mythification » avec la possibilité de récupérer, aujourd’hui, la dimension critique de cette expérience.
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