Sujet.te
; Batko Meyer, Sofía Otros responsables
Fecha
07/2025
Editorial
IRN World Gender
Revista
Dictionnaire du Genre en Traduction
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Institución organizadora
ISSN
2967-3623
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Idioma
Francés
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Resumen
Esta entrada examina un nuevo modo de enunciación política, filosófica y poética destinado a hacer emerger un sujeto feminista a través y en la escritura. Para ello, proponemos una lectura conjunta de los escritos poéticos de Monique Wittig, Hélène Cixous y Tamara Kamenszain, cuya noción de «sujeta» en un poema de 1986 se hace eco de un nuevo «yo» que, a partir de entonces, se volverá plural, colectivo e incluso espectral. Los textos de Kamenszain, Cixous y Wittig cuestionan la paradoja de una enunciación femenina que se produce en un lenguaje falocéntrico: ¿cómo decir «yo» desde una posición subalterna (Spivak, 2009)?
Cette notice porte sur un nouveau mode d’énonciation politique, philosophique et poétique visant à faire émerger, par et dans l’écriture, un.e sujet.te féministe. Pour ce faire, nous proposons de lire ensemble les écritures poétiques de Monique Wittig, Hélène Cixous et Tamara Kamenszain, dont la notion de « sujeta » parue dans un poème de 1986 fait écho à un nouveau « je » qui, dès lors et jusqu’à présent, deviendra pluriel, collectif, voire spectral. Les textes de Kamenszain, Cixous et Wittig interrogent le paradoxe d’une énonciation au féminin qui se produirait dans un langage phallocentré : comment dire « je » depuis une position subalterne (Spivak, 2009) ? Cette question politique nous place ainsi dans le champ de la théorie littéraire, en particulier dans un contexte qui a acté « la mort de l’auteur » (Barthes, 2000) et qui a déplacé le statut du je lyrique du monologisme (Bakhtine, 1984) vers une forme d’« invocation tutoyante » (Broda, 1997). C’est donc un double entrecroisement entre, d’un côté, poétique et politique et, de l’autre, la France et l’Argentine, que nous choisissons de relever en suivant les traces d’une nouvelle sujette de l’énonciation au tournant des années 1970.
Cette notice porte sur un nouveau mode d’énonciation politique, philosophique et poétique visant à faire émerger, par et dans l’écriture, un.e sujet.te féministe. Pour ce faire, nous proposons de lire ensemble les écritures poétiques de Monique Wittig, Hélène Cixous et Tamara Kamenszain, dont la notion de « sujeta » parue dans un poème de 1986 fait écho à un nouveau « je » qui, dès lors et jusqu’à présent, deviendra pluriel, collectif, voire spectral. Les textes de Kamenszain, Cixous et Wittig interrogent le paradoxe d’une énonciation au féminin qui se produirait dans un langage phallocentré : comment dire « je » depuis une position subalterne (Spivak, 2009) ? Cette question politique nous place ainsi dans le champ de la théorie littéraire, en particulier dans un contexte qui a acté « la mort de l’auteur » (Barthes, 2000) et qui a déplacé le statut du je lyrique du monologisme (Bakhtine, 1984) vers une forme d’« invocation tutoyante » (Broda, 1997). C’est donc un double entrecroisement entre, d’un côté, poétique et politique et, de l’autre, la France et l’Argentine, que nous choisissons de relever en suivant les traces d’une nouvelle sujette de l’énonciation au tournant des années 1970.
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