La búsqueda de una lengua perfecta y el problema de la traducción en la historiografía

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Fecha
12/2016
Editorial
Casa Argentina en París
Revista
Ensemble
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ISSN
1852-5911
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Idioma
Español
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Resumen
La creación de un lenguaje universal, preocupación de la Royal Society de Londres hacia 1660, fue retomada por los relatos de viaje utópicos que, publicados poco después y hasta la aparición de los Viajes de Gulliver en 1726, vincularon el sueño de una lengua perfecta a las sociedades imaginarias que describieron. Sin embargo, lejos de adscribir a las gramáticas creadas por los lingüistas ingleses, la posibilidad de articular un conjunto de signos que facilitara la comunicación entre “iguales” fue considerada una gesta vana y, por ello, satirizada en mayor o menor grado por los autores de utopías. Más allá del fracaso de estos proyectos lingüísticos, utópicos en sí mismos, es posible suponer que cada campo disciplinar (y cada subárea en particular) ha construido sus prácticas sobre una lengua compartida que las sustenta. En el caso de la historiografía, la cuestión de la lengua contempla necesariamente el problema de la traducción. Esto es: cómo hacer inteligible una cultura-otra, de un tiempo-otro, en una lengua-otra (si además contempláramos las variaciones de una misma noción en un tiempo extendido). En un campo disciplinar globalizado, donde el problema de la inteligibilidad opera tanto en términos de pasado-presente como de centros y periferias, será el objetivo de este ensayo reflexionar sobre algunas de estas cuestiones.
La création d’un langage universel, préoccupation de la Royal Society de Londres vers 1660, fut reprise par les récits de voyage utopiques publiés peu après et jusqu’à la parution des Voyages de Gulliver en 1726. Ceux-ci ont lié le rêve d’une langue parfaite avec les sociétés imaginaires qu’ils ont décrit. Nonobstant, loin de valoriser les grammaires crées par les linguistes anglais, la possibilité d’articuler une série de signes pour rendre la communication entre « paires » plus facile fut jugé une vaine entreprise et, ainsi, satirisé en plus ou moins degré par les auteurs d’utopies. Au-delà de l’échec de ces projets linguistiques, utopiques en eux mêmes, on pourrait bien supposer que chaque discipline (et chaque aire en particulière) a bâti ses pratiques autour d’une langue spécifique partagée. Dans le cas de l’historiographie, la question de la langue comprend celle de la traduction. En d’autres termes : comment faire intelligible une culture-autre, d’un temps-autre, dans une langue-autre (si, en plus, on prend en compte les variations subies par une notion dans une période prolongée). Dans un champ disciplinaire globalisé où l’intelligibilité s’opère en fonction du binôme passé-présent ainsi que de centres et de périphéries, cet essai vise à réfléchir à ces questions.
La création d’un langage universel, préoccupation de la Royal Society de Londres vers 1660, fut reprise par les récits de voyage utopiques publiés peu après et jusqu’à la parution des Voyages de Gulliver en 1726. Ceux-ci ont lié le rêve d’une langue parfaite avec les sociétés imaginaires qu’ils ont décrit. Nonobstant, loin de valoriser les grammaires crées par les linguistes anglais, la possibilité d’articuler une série de signes pour rendre la communication entre « paires » plus facile fut jugé une vaine entreprise et, ainsi, satirisé en plus ou moins degré par les auteurs d’utopies. Au-delà de l’échec de ces projets linguistiques, utopiques en eux mêmes, on pourrait bien supposer que chaque discipline (et chaque aire en particulière) a bâti ses pratiques autour d’une langue spécifique partagée. Dans le cas de l’historiographie, la question de la langue comprend celle de la traduction. En d’autres termes : comment faire intelligible une culture-autre, d’un temps-autre, dans une langue-autre (si, en plus, on prend en compte les variations subies par une notion dans une période prolongée). Dans un champ disciplinaire globalisé où l’intelligibilité s’opère en fonction du binôme passé-présent ainsi que de centres et de périphéries, cet essai vise à réfléchir à ces questions.
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