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A nearly complete skeleton of the oldest definitive erycine boid (Messel, Germany)

Smith, Krister T. ; Scanferla, Carlos Agustín Icon

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01/2021

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Publications Scientifiques Du Museum

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Geodiversitas

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1280-9659

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Inglés

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A nearly complete skeleton of an erycine boid is described from the Ypresian-Lutetian (early-middle Eocene) site of Messel, Germany, for which we propose the name Rageryx schmidi n. gen., n. sp. The animal had a total length of c. 52 cm, with c. 258 vertebrae. In skull proportions it is similar to ungaliophiine boids, especially Ungaliophis, and to Tropidophis. The proportions and distinctive accessory processes of the distal caudal vertebrae that are common to all living erycine boids are present in the specimen, although the processes are not as elaborate as in many extant species. The premaxilla was not protruded to form a wedge-shaped snout, and the nasofrontal joint does not appear to show any special buttressing, unlike in many burrowing snake species. Furthermore, the inner ear lacks adaptations to an actively burrowing mode of life. We conclude that the animal, while it was probably secretive, was not fossorial. Phylogenetic analyses using maximum parsimony and Bayesian inference place Rageryx schmidi n. gen., n. sp. unambiguously on the stem of the North American clade (Lichanura+Charina). If this relationship is accurate, it provides further support for a common Euro-American squamate fauna in the early Eocene. The majority of known Messel snake taxa are small-bodied with a small gape, suggesting that such forms may have played a greater role in the early evolutionary radiation of Booidea than their present diversity would suggest.
Le squelette presque complet d’un boïdé eryciné du site yprésien-lutétien (Éocène inférieur à moyen) de Messel, en Allemagne, est décrit. Nous proposons d’ériger pour lui le nouveau taxon Rageryx schmidi n. gen., n. sp. L’animal mesurait près de 52 cm de long, avec environ 258 vertèbres. Les proportions craniennes sont similaires à celles des boidés ungaliophiinés, en particulier Ungaliophis et Tropidophis. Les processus accessoires caractéristiques et les proportions des vertèbres caudales distales observés sur ce spécimen sont communes à tous les boidés erycinés actuels, bien que les processus ne soient pas aussi élaborés que chez beaucoup d’espèces vivantes. Le prémaxillaire n’est pas projeté en avant, ne donnant donc pas une forme en biseau au museau, et la suture nasofrontal n’est pas particulièrement renforcée, comme on peut le voir chez de nombreuses espèces de serpents fouisseurs. De plus, l’oreille interne ne présente pas les adaptations associées à un mode de vie fouisseur. Nous en concluons que cet animal n’était pas fouisseur, mais probablement très discret. L’analyse phylogénétique utilisant la méthode de parcimonie maximale et d’inférence bayésienne place Rageryx schmidi n. gen., n. sp. sans ambiguités en tant que groupe souche du clade nord-américain (Lichanura + Charina). Si ces liens de parentés sont corrects, le nouveau taxon apporte une preuve supplémentaire de l’existence d´une faune squamate commune entre l’Europe et l’Amérique pendant l’Éocène inférieur. La majorité des serpents fossiles de Messel sont de petite taille, avec une petite gueule. Ceci suggère que de telles formes ont pu jouer un role plus important, que leur présente diversité ne laisse à penser, dans la radiation évolutive initiale des Booidea.

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