¿Los últimos pacaguaras?

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Fecha
12/2014
Editorial
Presses Universitaires du Mirail
Revista
Caravelle (1988)
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ISSN
1147-6753
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Idioma
Español
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Resumen
En las fuentes de la Colonia tardía sobre la región amazónica de la actual Bolivia la categoría «pacaguara» era prácticamente omnipresente. No obstante, en la segunda mitad del siglo 20 una letanía de misioneros, científicos, políticos y periodistas lamentó la extinción de «los últimos pacaguaras», una decena de individuos asentados desde la década de 1960 junto a los chacobos del Beni. Contradiciendo ese fatalismo, el Censo Nacional de 2012 arroja la impactante cifra de 161 pacaguaras: se discuten las razones paradójicas de este boom demográfico a la luz de determinadas estrategias de manipulación de las representaciones tanto indígenas como externas acerca de la identidad étnica.
Dans les sources coloniales sur l'Amazonie de l'actuelle Bolivie, la catégorie « Pacaguara » est pratiquement omniprésente. Cependant, au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, une série de missionnaires, scientifiques, politiques et journalistes déplore l'extinction des « derniers Pacaguara », réduits à une dizaine de personnes qui vivent, depuis les années 1960, avec les Chacobo du Beni. À l'encontre de ces verdicts fatalistes, le dernier recensement bolivien de 2012 indique le nombre surprenant de 161 Pacaguara. On discute ici les raisons paradoxales de ce boom démographique en fonction de diverses stratégies de manipulation des représentations, indiennes comme externes, de l'identité ethnique.
Late Colonial documents about Bolivian Amazonia show us the ubiquity of «Pacaguara» Indians. However, during the second half of the 20th Century, several discourses by missionaries, scientists, politicians and even journalists regret the imminent extinction of the «the last of the Pacaguaras», hardly a dozen individuals settled with the Chacobo of Alto Ivon since the 1960s. Contrary to this fatalism, the National Census of 2012 reveals a surprising number of 161 Pacaguara. The paradoxical reasons of this demographic boom are discussed in terms of the indigenous and external manipulation of the representations of ethnic identity.
Dans les sources coloniales sur l'Amazonie de l'actuelle Bolivie, la catégorie « Pacaguara » est pratiquement omniprésente. Cependant, au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, une série de missionnaires, scientifiques, politiques et journalistes déplore l'extinction des « derniers Pacaguara », réduits à une dizaine de personnes qui vivent, depuis les années 1960, avec les Chacobo du Beni. À l'encontre de ces verdicts fatalistes, le dernier recensement bolivien de 2012 indique le nombre surprenant de 161 Pacaguara. On discute ici les raisons paradoxales de ce boom démographique en fonction de diverses stratégies de manipulation des représentations, indiennes comme externes, de l'identité ethnique.
Late Colonial documents about Bolivian Amazonia show us the ubiquity of «Pacaguara» Indians. However, during the second half of the 20th Century, several discourses by missionaries, scientists, politicians and even journalists regret the imminent extinction of the «the last of the Pacaguaras», hardly a dozen individuals settled with the Chacobo of Alto Ivon since the 1960s. Contrary to this fatalism, the National Census of 2012 reveals a surprising number of 161 Pacaguara. The paradoxical reasons of this demographic boom are discussed in terms of the indigenous and external manipulation of the representations of ethnic identity.
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