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La Marche sur Buenos Aires de 1935. Fraude électorale et mobilisation de masse au temps de la crise de la démocratie

Gonzalez Aleman, Marianne Paloma Icon

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Fecha

01/2016

Editorial

Presses de la Fondation nationale des sciences politiques

Revista

Vingtieme Siecle

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Institución organizadora

ISSN

0294-1759

eISSN

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Idioma

Francés

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Resumen

La tenue inédite d’une grande marche de plus de cent mille personnes à Buenos Aires en 1935, qui fait écho à la Marche sur Rome de Mussolini en 1922, est révélatrice de la manière dont la crise des démocraties libérales s’exprime dans l’Argentine des années 1930. Organisée comme une démonstration de force des vrais patriotes et de l’élite du corps civique par le Parti démocrate national au pouvoir, face à l’Union civique radicale, perçue comme un parti plébéien, la Marche sur Buenos Aires témoigne de la nécessité pour les conservateurs argentins de légitimer leur accaparement du pouvoir politique, par la fraude électorale, en recourant eux aussi à des pratiques de mobilisation populaire.

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