Contre Sarmiento: Lucio V. Mansilla et l’opposition entre civilisation et barbarie dans la relation de l’Argentine à l’Europe

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Fecha
02/2025
Editorial
Armand Colin
Revista
Romantisme
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ISSN
0048-8593
eISSN
1957-7958
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Francés
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Resumen
Between late 19th century liberalism and the nationalism inherited from his uncle Juan Manuel de Rosas, Lucio V. Mansilla presents an ambiguous view of the relationship between Argentina and Europe, overturning the dichotomy between civilisation and barbarism presented by Domingo Faustino Sarmiento. In Facundo (1845), Sarmiento employs the image of the old continent to imagine an Argentina far removed from the government of Rosas, who personified the country’s Spanish colonial past and culture of gauchos and indigenous peoples. This article explores the conflict between Mansilla and Sarmiento, two thinkers who were key figures in the emergence of Argentina’s cultural identity. While Sarmiento’s notion of civilisation brings European references to the fore, Mansilla’s concept places more value on Argentine references
Entre le libéralisme de la fin du XIXe siècle et l’héritage du nationalisme de son oncle Juan Manuel de Rosas, Lucio V. Mansilla produit une vision ambiguë du rapport entre l’Argentine et l’Europe, et renverse la dichotomie entre civilisation et barbarie de Domingo Faustino Sarmiento. Dans Facundo (1845), Sarmiento se sert de l’image du vieux continent pour penser une Argentine éloignée du gouvernement de Rosas qui personnifie le passé colonial espagnol et de la culture de gauchos et des peuples autochtones. Ainsi, dans le cadre de cet article, est étudiée la polémique entre Mansilla et Sarmiento, deux penseurs qui constituent des repères majeurs dans l’émergence de l’identité culturelle de l’Argentine. Si Sarmiento défend une conception de la civilisation qui privilégie la référence européenne, Mansilla soutient une conception qui accorde davantage de valeur à une référence argentine
Entre le libéralisme de la fin du XIXe siècle et l’héritage du nationalisme de son oncle Juan Manuel de Rosas, Lucio V. Mansilla produit une vision ambiguë du rapport entre l’Argentine et l’Europe, et renverse la dichotomie entre civilisation et barbarie de Domingo Faustino Sarmiento. Dans Facundo (1845), Sarmiento se sert de l’image du vieux continent pour penser une Argentine éloignée du gouvernement de Rosas qui personnifie le passé colonial espagnol et de la culture de gauchos et des peuples autochtones. Ainsi, dans le cadre de cet article, est étudiée la polémique entre Mansilla et Sarmiento, deux penseurs qui constituent des repères majeurs dans l’émergence de l’identité culturelle de l’Argentine. Si Sarmiento défend une conception de la civilisation qui privilégie la référence européenne, Mansilla soutient une conception qui accorde davantage de valeur à une référence argentine
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