La marche dans la production de l’inégalité sociale: La collecte informelle des déchets à Buenos Aires

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Fecha
12/2020
Editorial
Érès
Revista
Espaces et Sociétés
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ISSN
0014-0481
eISSN
1961-8700
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Francés
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Resumen
Desde comienzos de siglo xxi, Buenos Aires asistió a la visibilización de personas revolviendo la basura en busca de materiales re utilizables. Su visibilidad no sólo se debió a su masividad. Fue producto de que los cartoneros comenzaron a caminar por las calles de los barrios céntricos de la ciudad. Pese a ello, los desplazamientos y el caminar han sido poco abordados. En este artículo propongo una mirada de la recolección informal de residuos a partir del caminar. Mi argumento es que es en ese proceso en el que se producen una serie de interacciones que van posibilitando la recolección, construyen una experiencia urbana desigual. Abordar los momentos de traslado y de interacción a partir de la movilidad –o la imposibilidad de que ello ocurra- dará luz a la recolección en sí así como también a la cotidiana construcción de un orden urbano. Es a partir de una multiplicidad de actos mínimos que se producen en el caminar por la ciudad que se generan formas desiguales de vivir.
Au tournant du xxie siècle, Buenos Aires a vu apparaître des fouilleurs de poubelles à la recherche de matériaux réutilisables. Leur visibilité n’était pas seulement due à leur grand nombre mais au fait que les cartoneros à la recherche principalement de cartons ont commencé à parcourir les rues des quartiers les plus centraux de la capitale. Malgré cela, leur marche a été peu étudiée. Dans cet article je propose un regard sur cette collecte informelle des résidus caractérisée par son déplacement pédestre. Mon argumentation se base sur mes enquêtes de terrain où j’ai eu l’opportunité d’observer que c’est en marchant que sont produites les interactions qui donnent naissance aux conditions rendant possible cette activité productive. En même temps, ces interactions créent des vécus de la ville très différents et jouent dans la construction d’une expérience et d’un ordre urbain spécifiques, empreints d’inégalité.
Since the beginning of the 21st century, Buenos Aires has assisted to the visibility of people scavenging garbage in search of reusable materials. Their visibility was not only due to its massiveness. It was because the cartoneros began to walk through the streets of the downtown districts. In spite of this, walking and displacements have been little barely. In this article I look at the informal collection of waste from the walking. My argument is that it is in this process in which a series of interactions that make collection possible. Besides there is a construction of an uneven urban experience. Addressing the moments of walking and interactions based on mobilities – or the impossibility of this to happen – will shed light on the collection itself as well as on the daily construction of the urban order. By the multiplicity of minimal acts that occur while walking unequal ways of living are produced.
Au tournant du xxie siècle, Buenos Aires a vu apparaître des fouilleurs de poubelles à la recherche de matériaux réutilisables. Leur visibilité n’était pas seulement due à leur grand nombre mais au fait que les cartoneros à la recherche principalement de cartons ont commencé à parcourir les rues des quartiers les plus centraux de la capitale. Malgré cela, leur marche a été peu étudiée. Dans cet article je propose un regard sur cette collecte informelle des résidus caractérisée par son déplacement pédestre. Mon argumentation se base sur mes enquêtes de terrain où j’ai eu l’opportunité d’observer que c’est en marchant que sont produites les interactions qui donnent naissance aux conditions rendant possible cette activité productive. En même temps, ces interactions créent des vécus de la ville très différents et jouent dans la construction d’une expérience et d’un ordre urbain spécifiques, empreints d’inégalité.
Since the beginning of the 21st century, Buenos Aires has assisted to the visibility of people scavenging garbage in search of reusable materials. Their visibility was not only due to its massiveness. It was because the cartoneros began to walk through the streets of the downtown districts. In spite of this, walking and displacements have been little barely. In this article I look at the informal collection of waste from the walking. My argument is that it is in this process in which a series of interactions that make collection possible. Besides there is a construction of an uneven urban experience. Addressing the moments of walking and interactions based on mobilities – or the impossibility of this to happen – will shed light on the collection itself as well as on the daily construction of the urban order. By the multiplicity of minimal acts that occur while walking unequal ways of living are produced.
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